projet-fermeture

Eligio MACUBA (Kingersheim)

Cette contribution a été reçue via le fomulaire d'expression remis lors de la réunion publique de Wittenheim. Elle est publiée ici, avec sa réponse, après autorisation. 

 

Pour le scénario n°5 et ceci dans les meilleurs délais possibles. Cela a assez duré !

Le scénario n°5 doit être priorisé. C’est inéluctable. De tous temps les délégués des CHSCT ont sû veiller sur les risques qu'encourent les salariés. Je leur fait confiance ! Donc il faut tout mettre en cendre et tout sortir. 

Je vous remercie pour votre contribution à la concertation (via les documents d’expression remis lors de la réunion publique de Wittenheim) et nous prenons bonne note de votre souhait que le scénario 5 soit mis en œuvre. Néanmoins, je me permets d’apporter une remarque concernant la faisabilité du déstockage.

Aujourd’hui, les conditions d’un déstockage ne sont pas pleinement remplies. Et je ne peux laisser dire que les mineurs de potasse sauraient parfaitement réaliser un déstockage car les avis que j’ai pu recueillir sont très loin d’aller dans votre sens.

Nous ne pouvons nier que le déstockage comporte des risques importants, tout d’abord des risques miniers que les mineurs sarrois (qui s’engagent actuellement sur le scénario 1) sont tout à fait à même de maîtriser, mais aussi des risques chimiques qui vont encore détériorer leurs conditions de travail. Une grande partie des déchets contenant du mercure est conditionnée en big bags et contiennent une très grande proportion d’arsenic, sous une forme farineuse de mort aux rats, ainsi qu’un certain pourcentage de mercure et ces deux substances, l’une sous forme de fines particules solides, l’autre sous forme de gaz, vont en partie se répandre dans l’air. Nous mettrons en œuvre les meilleures solutions pour protéger les travailleurs mais nous sommes bien très loin d’un chantier purement minier.

Quant aux délégués du CHSCT, aux responsables de la sécurité et à tous les mineurs, quel que soit leur mérite qui est considérable et que je respecte parfaitement, leur action n’a malheureusement pas permis d’éviter tous les accidents. Nous nous employons aujourd’hui, avec toutes les personnes responsables compétentes dans le domaine minier mais aussi avec de nouveaux experts plus axés sur les problèmes de sécurité chimique, de déterminer les meilleures méthodes, moyens et procédures afin de procéder au déstockage partiel demandé par la ministre. Nous pourrons donc vous en informer au fur et à mesure du déstockage.

Pour terminer, afin que le public bénéficie du contenu de nos échanges, je vous demande l’autorisation de publier sur le site internet de la concertation, de manière anonyme si vous le désirez, votre question et la présente réponse. En êtes vous d’accord ?

Bien cordialement

Alain Rollet, Liquidateur amiable des MDPA