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Vos questions et avis (115)

ACCEDEZ AUX PRINCIPALES QUESTIONS - REPONSES
DE LA CONCERTATION  

Le formulaire d'expression proposé durant la concertation (du 15 novembre 2013 au 15 février 2014) sur le présent site internet a permis de recueillir plus de 100 contributions auxquelles StocaMine s'est efforcé de répondre.

Afin de faciliter la lecture et l’accès à ces échanges, le maître d'ouvrage propose un document qui reprend les principales questions posées et les réponses qu'il a pu apporter. Ce document a pour seule vocation de présenter une synthèse des questions-réponses ; il ne présente pas les positions exprimées, qui sont bien notées, et ne se substitut pas au bilan de la concertation. 

Toutes les questions - réponses dans leur présentation originale restent par ailleurs accessibles ci-après. 

Pour accéder au document de présentation des principales questions-réponses, cliquez sur l'image
ci-dessous. 

Questions-réponses


 

Myriam GROSZ (Cernay)

Tout d'abord je m'interroge sur la distribution des documents à la population dans les communes concernées par la concertation (25 000 foyers) dont Cernay. 

La concertation a débuté le 15 novembre et je n'ai à ce jour pas encore reçu les documents en question, tout comme d'autres citoyens de ma commune. Ce n'est pas un problème pour moi personnellement, mais il y a des personnes qui n'ont pas accès à internet ou qui ne sont pas familiarisées avec cet outil. Quand serons-nous destinataires des documents promis ?

Ensuite je réagis à votre réponse émise à Mme Brigitte Lidolff.
Vous répondez à sa question sur la dangerosité du mercure par des barrages étanches, alors même que vous devez savoir que ces barrages n’empêcheront pas les infiltrations d'eau à d'autres endroits, que leur fiabilité est encore à l'état d'étude et que personne ne peut prédire à l'heure actuelle comment vont bouger les terrains.
La seule certitude des experts est celle que l'eau de la nappe sera tôt ou tard en contact avec les déchets...alors l'étanchéité dont vous parlez n'est que de l'hypothèse qu' aucun scientifique sérieux ne prendra le risque de confirmer.
Et le comble dans votre réponse est que plus on retire de déchets dangereux, plus il y a de danger !
S'est-on posé toutes ces questions lors du stockage qui devait rapporter de l'argent, même si ça n'a pas été le cas ? Raison d'ailleurs pour laquelle l'actionnaire Séché s'est retiré de StocaMine ?

Quant à la question du transport, croyez-vous que Stocamine innove en la matière ?
Il en transite des tonnes sur le réseau routier chaque jour et personne n'en fait état !

Les entreprises qui savent déstocker existent, d'autres sites ont été déstockés avec succès, alors l'argument de la sécurité des hommes....

La préservation de l'eau n'a pas de coût car il en va de la vie de nos descendants et c'est un impératif indiscutable, non négociable.

Pour que chacun dispose des documents supports de la concertation malgré les difficultés qui peuvent parfois être rencontrées par les uns et les autres, nous avons mis en place différentes modalités :
- le document de 8 pages a été distribué dans l’ensemble des boîtes aux lettres des 12 communes du bassin potassique (Pulversheim, Bollwiller, Feldkirch, Ungersheim, Ensisheim, Ruelisheim, Wittenheim, Kingersheim, Richwiller, Wittelsheim, Staffelfelden, Berrwiller). Pour cette distribution, nous n’avons pas visé la commune de Cernay ;

- le même document et le dossier de concertation ont été déposés dans les 12 mairies du bassin potassique ainsi qu’en mairie de Cernay et de Mulhouse ;
- ces 2 documents sont téléchargeables sur le présent site internet ;
- en complément, ils seront disponibles à l’entrée des 3 réunions publiques d’ores et déjà programmées.

Le ciblage privilégié des 12 communes du bassin potassique est en cohérence avec la question des effets potentiels sur la nappe. Elles sont potentiellement les plus directement concernées, bien que quelque soit le scénario, les seuils de potabilité ne seront pas franchis.

Nous nous efforçons donc à rendre l’information la plus accessible possible. Si malgré ces dispositions vous ne parvenez pas à récupérer les documents, nous vous invitons à nous communiquer votre adresse postale via le courriel suivant : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Ainsi nous vous enverrons directement quelques exemplaires.

Pour ce qui concerne votre contribution sur notre réponse apportée à Mme Lidolff, notre réponse serait en tout point identique aux compléments d’information que nous avons proposés à cette dernière, c’est pourquoi nous n’apportons pas plus de commentaires. Néanmoins, nous proposons dans notre réponse à M. Reinbolt, quelques éléments d’information sur la question de l’expertise des sociétés qui réaliseront les opérations de déstockage.

StocaMine  

René REINBOLT (ex-habitant de Richwiller - fils de Chef-Porion - Membre d'Alsace Nature et S.P.P.P.I)

En possession des documents suivants : "un nouveau visage de la mine" et "une mine au service de l'environnement" que Stocamine m'avait procuré, puis après avoir visité ce site et participé à l'Enquête Publique, je suis abasourdi sur ce qui s'est passé avec le fameux Bloc 15 en auto-inflammation ! Bien sûr, je me suis posé dès le début la question de savoir, si avec les procédures réellement engagées et les équipements analytiques disponibles (je suis chimiste), toutes les garanties de contrôles et de sécurité annoncées dans ces documents, pouvaient être respectées et j'ai alerté les responsables, pour rien ! Mais, il faut prendre les décisions pour l'avenir et rassurer la population.

Dans une première étape, en cours, on sortira les déchets mercuriels, sûrement pas seuls ? Connait-on les autres, auto-inflammables au contact de l'air? Que contient actuellement le Bloc 15 menacé d'être inondé et foudroyé ??? Qui payera le transport vers la mine Allemande, soi-disant prête à les recevoir et les éliminer comment ? Pourquoi ne confie-t-on pas la réversibilité aux experts allemands ?

Bref, espérons qu'on tiendra compte de ce qui se passera durant la première étape et surtout soyez transparents.

Merci 

Votre contribution comporte différents sujets qui structurent notre réponse.

L’incendie du bloc 15 et la situation de StocaMine
J’étais moi aussi surpris par ce qui s’est passé dans le bloc 15, d’autant plus qu’à cette époque j’étais responsable des Houillères du Bassin de Lorraine (HBL) et que j’ai dû envoyer des mineurs sauveteurs des HBL sur ce feu, conformément à la convention qui me liait avec la Zone de Défense Est. Mes mineurs sauveteurs m’ont rapporté ce qu’ils ont perçu de la situation de StocaMine et des MDPA en revenant d’Alsace. C’est pourquoi j’étais au départ très sceptique, tout comme vous, sur la méthode utilisée pour stocker les déchets. Mais je dois avouer que mon opinion a ensuite évolué beaucoup plus favorablement. Tout comme la police, l’administration et la justice (auxquels on pourrait rajouter le Comité de Pilotage), l’avaient fait, je me suis livré à une enquête minutieuse afin de mieux mesurer le niveau de risque du stockage et tout comme eux,  j’ai acquis la conviction que la mise au stockage était bien gérée, que la traçabilité des déchets était maintenue et que seule la violation des règles d’acceptation des colis, commise par le dirigeant de StocaMine malgré les refus de ses salariés, a pu conduire au départ de l’incendie.

Bien évidemment, aucune substance auto-inflammable n’était autorisée dans le stockage. Le fait que le feu ait mis moins d’une semaine à prendre après le stockage des déchets incriminés et que depuis, durant onze ans, aucun événement semblable ne se soit produit, ne fait que consolider très fortement ces convictions.

Le bloc 15 et son contenu
Le bloc 15 était stocké au tiers, soit environ sur 400m et le feu qui s’est allumé en septembre 2002 en se propageant d’une palette à sa voisine a fini par parcourir une centaine de mètres de galeries, au dire des intervenants qui ont suivi son avancée pour le maîtriser. Sa puissance calorifique n’était pas excessive puisque les intervenants ont pu agir au plus près, dans des conditions il est vrai très dégradées et dangereuses. La composition des déchets qui y sont stockés a donc pu légèrement varier localement mais est dans l’ensemble conforme aux analyses faites lors de leur arrivée dans le stockage. Bien entendu, pour qu’un tel incident ne se reproduise pas, le bloc 15 fait l’objet d’une surveillance particulière.


Les déchets déstockés
Les mesures de déstockage que nous mettons en oeuvre actuellement correspondent au scénario 1, l’objectif étant de sortir un maximum de mercure sans avoir à passer par les conditions encore plus complexes et dangereuses d’un chantier de désamiantage. Comme le dossier de concertation l’indique, ce scénario prévoit de sortir 56% du mercure, la substance de loin la plus potentiellement impactante sur la nappe d’Alsace (ou une autre), mais aussi 72% de l’arsenic, 67% de l’antimoine… La présence marquée d’arsenic et de mercure contribue à rendre ces opérations particulièrement dangereuses et nous prévoyons de mettre en oeuvre des mesures spécifiques pour pallier ces risques.


Le financement des travaux
Le financement des travaux est lié à la situation actuelle de StocaMine : en 2005, l’Etat français ayant repris en direct la société des Mines De Potasse d’Alsace et sa filiale StocaMine, il reste le seul actionnaire de StocaMine et couvre à ce titre quasiment toutes les dépenses de l’entreprise par subvention, comme cela sera le cas pour les opérations de fermeture du stockage.

Les entreprises chargées du déstockage
Pour les opérations de déstockage, nous nous sommes organisés en deux temps pour nous attacher les services d’une société experte dans ce domaine : 

1 - Nous avons interrogé l’expoitant d’Herfa-Neurode, qui est venu visiter le stockage mais qui nous a indiqué qu’il n’était pas compétent pour ce type d’opération, qu’il avait bien sorti des transformateurs stockés au fond afin de récupérer du cuivre pour revente, mais qu’il n’était jamais intervenu en présence d’amiante et qu’il ne souhaitait pas réaliser ce type d’opération. 
2 - Nous avons donc élargi notre champ de recherche puisque pour la réalisation du scénario 1 nous avons organisé une consultation des entreprises au niveau européen. Ceci afin de permettre à toute société ou à toute ingénierie compétente, en particulier en matière de déstockage, de présenter une offre. Malgré le fait que cette appel d’offres ait été consulté des centaines de fois, au regard de la complexité des opérations, nous n’avons finalement reçu que deux offres pour le déstockage, et trois offres pour la maîtrise d’oeuvre des travaux. Nous avons retenu pour le déstockage une entreprise allemande, la société Saarmontan, créée jadis par les Houillères de la Sarre. 

Enfin, je vous confirme bien entendu que nous continuerons à informer régulièrement la Clis et le public de chaque événement important.

Alain Rollet, Président-directeur général de StocaMine. 

 

Pierre MANGIN (Kingersheim)

En tant que père de famille soucieux de la santé et de l'avenir de mes enfants et petits enfants, je suis extrêmement préoccupé par ce stockage de poisons de toutes sortes dans le sous-sol de notre territoire.
Je suis fermement partisan du retrait total de tous ces produits toxiques quel qu’en soit le coût. Ce coût devrait par ailleurs être supporté par l'entreprise qui en a tiré profit jusqu’à ce jour.

Je vous remercie de m'avoir donné la possibilité de m'exprimer.

Nous vous remercions pour votre contribution à la concertation. 

Pour information, le coût du projet, quel que soit le scénario, sera supporté par la collectivité nationale, l'Etat étant actionnaire à 100 % de StocaMine depuis 2005. Pour être complet également, l'activité de stockage de nouveaux colis réalisée par StocaMine a duré 4 ans, de 1999 à 2002 et a constamment été déficitaire.

StocaMine

Brigitte LIDOLFF

Tout le monde sait à quel point le mercure peut s'avérer dangereux alors pourquoi n'en enlever qu'une partie ???

Le mercure est en effet jugé dangereux pour l’eau potable si sa concentration dépasse une limite : cette limite est de 1 microgramme par litre ou un millionième de gramme par litre d’eau (1.0µg/l).

Une fois que la sortie des déchets sera réalisée, StocaMine prévoit de fermer les galeries du stockage avec des barrages étanches. Ces barrages permettront que la concentration en mercure dans la nappe phréatique ne dépasse jamais une limite 20 fois inférieure à un microgramme par litre (soit 0,05µg/l). Cette concentration de 0,05µg/l se rencontrerait dans une zone de 60 mètres entourant les 5 puits du secteur Amélie, c'est-à-dire dans la nappe phréatique située au-dessus de StocaMine. Un kilomètre plus loin, dans le sens d'écoulement de la nappe, cette concentration serait encore divisée par cinq.

Il n'est pas nécessaire d’enlever tout le mercure contenu dans le stockage pour protéger la nappe car c'est la pose de barrages étanches qui permet de limiter sa concentration dans l'eau. Nous pourrions même nous contenter de retirer moins de 56 % de mercure, ce qui est néanmoins proposé a minima (dans le scénario 1) comme mesure supplémentaire de précaution.

En revanche, il est important de noter que plus on retire de mercure (et d'autres substances contenues dans le stockage comme l'arsenic ou l'amiante), plus on fait courir des risques aux personnels qui seront en charge de la manipulation des colis de déchets au cours du déstockage. Le mercure est en effet très dangereux pour l'homme sous forme gazeuse.

De plus, le transport du mercure (et des autres substances) présente également un risque pour l’environnement dans le cas d’une pollution accidentelle.

Le choix du scénario de fermeture (et donc de la quantité de mercure qui pourra être déstockée) doit se faire dans le souci d’un triple objectif : 
     - préserver l’intégrité de la nappe phréatique d’Alsace (eau potable) ;
     - éviter de faire prendre des risques inacceptables aux hommes qui seront chargés des travaux de fermeture ;
     - mais aussi préserver les finances publiques.

StocaMine

 

Alain ROLLET (Wittelsheim - Président-directeur général de StocaMine, maître d’ouvrage du projet)

Le site www.concertation-stocamine.fr vous permet de vous informer sur le projet de fermeture du stockage souterrain StocaMine mais également de faire part de vos questions et avis. Je vous invite pour cela à vous rendre à la page « Exprimez-vous ». Nous répondrons à vos questions. Et si vous le souhaitez, de façon à apporter des éclairages à tous, nos échanges seront publiés ci-dessus.

Je vous remercie par avance pour votre contribution.